LA VAREUSE Moleskine "MARTINIÈRE"

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La Vareuse "MARTINIÈRE"  est confectionnée dans des Ateliers Bretons.

  • Toile 100% MOLESKINE GRATTÉE 
  • Origine: ed limitée (vieille Moleskine Française) ou BRISBANE MOSS
  • 395 Gr/m2
  • Bouton en Bois (Buis naturel brûlé)
  • Tissu passe poil toile 300gr rayé rouge/blanc CAYENNE
  • Poche cachette "La poche du Marlou"
  • Coupe droite
  • Sérigraphie Encre à l'eau biodégradable. Réalisation artisanale locale.
  • Fabriqué en France 
  • Edition Limitée.
* conditions de lavage: 30°C maxi

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History

Aller Simple pour CAYENNE 

MARTINIÈRE: Le Bagne Flottant

Le MARTINIÈRE était un navire de charge reconverti en Navire-Prison.

Construit en 1911 sur les chantiers W. Gray and Co. à Hartle Pool en Angleterre, il est lancé en 1912 sous le nom de « Armanistan ». Il passe en 1913 sous le pavillon germanique sous le nom de « Duala » qui était la capitale du Cameroun alors possession allemande. En 1919, une partie de la flotte allemande est remise aux alliés au titre des réparations de guerre et le « Duala » est attribué à la France. Il est alors cédé par le ministre des Colonies à la Compagnie Nantaise de Navigation à Vapeur (la CNNV).

Il est transformé en prison flottante à l’arsenal de Lorient en remplacement de « La Loire » qui avait assuré le transport des forçats sur Cayenne de 1900 à 1914. Depuis 1891, la CNNV était liée, en effet, par contrat avec le Ministère des Colonies pour le transport des condamnés dans les différents bagnes. Il est mis en service en 1922 sous le nom de « MARTINIERE », nom qui figure sur sa coque et non celui de « La Martinière » vocable improprement utilisé couramment par ses usagers.

Affrété par la CNNV, il devient ensuite propriété de la Compagnie Générale Transatlantique en juillet 1937. Jusqu’en 1938, il effectuera la liaison sur la Guyane à raison de deux rotations annuelles en moyenne, à l’exception, en février 1931, d’un voyage sur Saïgon pour embarquer au Cap Saint Jacques et à l’île Poulo Condor un contingent de 550 condamnés vers la Guyane. Il sera revendu en juillet 1939 à la Marine Nationale qui en fera un ponton flottant à Lorient où il sera coulé en juin 1940 suite à une attaque aérienne des Britanniques. 

Les condamnés à des peines de bagne étaient rassemblés à la forteresse de l'ile de RÉ, à St Martin de Ré, avant d'être expédiés en  Guyane.C’est à la fermeture, en 1873, du dernier bagne métropolitain de Toulon précédée par celle des bagnes de Rochefort en 1852 et de Brest en 1858, que la citadelle de Saint-Martin-de- Ré,qui fonctionnait déjà comme pénitencier, devient le principal lieu de concentration des condamnés en provenance des différentes maisons d’arrêt.

Chaque forçat dispose d'une tenue réglementaire : le paquetage consiste en une veste vareuse, pantalon de droguet marron, sabots galoches, chemises et costumes de toile, sac et musette, quart, gamelle et cuillère en bois, mouchoirs et couvertures, avec trois tailles de vêtements et de chaussures.

Jusqu'à 670 forçats déportés s'entassent à fond de cale, dans huit cages appelées « bagnes » dans quatre faux ponts, chaque forçat disposant de 80 cm2d'espace. Ils couchent dans des hamacs et ont droit à une promenade quotidienne par groupe sur le pont. La nourriture des bagnards était identique à celles des soldats. Chaque cage est traversée par un réseau de tuyauterie pour envoyer des jets de vapeur brûlants sur les bagnards révoltés (utilisé une seule fois en 1935)….
(cf Récit du Matelot Mauro: Martinière F.Sénateur) Ouvrage source et conseillé par Fleurs de Bagne.
La fouille minutieuse des condamnés a lieu dans chaque bagne, car malgré toutes les précautions prise au pénitencier de Saint Martin de Ré, il y a quand même des choses cachées, telles que couteaux, tabac et allumettes.

Il est interdit au condamné de fumer à bord et d'avoir un couteau, afin d'éviter le danger d'incendie et les rixes.

Le costume blanc à larges bandes blanches, est la tenue d'été et a l'avantage d'attirer les regards, ce qui permet de repérer immédiatement un bagnard qui ne serait plus à sa place et essayerai de se faufiler dans une foule d'hommes libres….(…)

Beaucoup des chemises de prisonniers changeront de propriétaires et couvriront avant longtemps les indiens ou les nègres Bonis, au lieu de servir aux forçats. On a fait ces chemises bariolées, d'abord pour mieux dépister le condamné, et ensuite pour l'empêcher de les vendre.  Auparavant, les chemises étaient toutes de toile grise, mais elles étaient vendues pour mieux les reconnaître, on les a rayées de rouge. Ce changement dans la couleur n'a pas été imité dans le commerce et les chemises continuent d'être cédées pour du tabac ou autres objets de première nécessité, que le noir donne en échange au condamné.      

(Martinière: F.Sénateur)

Récit de René Belbenoit: matricule 46635

….Immobiles face à la mer, encadrés par une vingtaine de surveillants, les hommes respirent le grand air du large……..

Là, règne une discipline sévère… défense de parler, défense de tourner la tête… tandis que dans les cages les hommes font à peu près ce qu'ils veulent, sûr de ne pas pas être dérangés, car une fois la porte fermée, les surveillants ne peuvent y pénétrer qu'en cas de motifs sérieux.

Quelques fois, il y a des batailles entre ces hommes qui viennent de passer de longs mois dans les prisons centrales… Certains ont des comptes à régler… ET CELA COMMENCE À BORD.