RING AB MAD X FLEURS DE BAGNE

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399,00 €

Nous sommes très fiers de vous présenter notre Collaboration « FLEURS DE BAGNE x AB MAD »


Deux Modèles sont Disponibles : en Argent Massif 925/000

  • One Two-Two
  • Convoi de Forçats.

Disponible sur Pré-Commande seulement.

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Pré-commande jusqu'au 31 décembre 2017 (délai de livraison 5 semaines)

History

Ces deux modèles de bagues sont fabriquées exclusivement pour Fleurs de Bagne, entièrement réalisées à la main.

Le modèle "ONE TWO-TWO" :

Celle-ci fait référence à l'une des plus luxueuses et illustres maisons close de Paris dans les années 1930 et 1940. Le nom était tiré de l'adresse, 122 rue de Provence, Paris 9e.

À l'origine, il s'agit d'un immeuble de trois étages, ancien hôtel particulier du prince JOACHIM MURAT. Il est surélevé de quatre étages par Marcel Jamet en 1933 : au total, sept étages imposants aux volets blancs toujours clos.

Le One-Two-Two est ouvert en 1924 par Marcel Jamet, et sa première femme Fernande qui se fait appeler Doriane, une ancienne prestataire de services du Chabanais. Par l'intermédiaire de son époux, Doriane se porte acquéreur du 122, rue de Provence. Celle-ci n'emploie au début que trois « essoreuses ».

Mme Doriane abandonne le One-Two-Two, pour suivre un riche diplomate en 1939. Elle est remplacée par Georgette Pélagie dite Fabienne, une jeune femme devenue sous-maîtresse à l'âge de 21 ans. Marcel Jamet l'épouse en 1942 et offre un festin hors norme pour cinquante-six invités triés sur le volet pour lesquels 34 magnums de champagne et 176 bouteilles sont consommées.

L'établissement comporte 22 chambres décorées. Y travaillent de 40 à 65 femmes pour 300 clients par jour. Il est ouvert de 16 heures à 4 heures du matin. Les sous-maîtresses filtrent les hommes à l'entrée. Les filles de l'établissement doivent faire quatre passes par jour à 20 francs, hors pourboires, et deux le dimanche. Le lieu comprend également un bar, un réfectoire pour les filles et un cabinet médical.

Il travaille aussi avec un restaurant, le « bœuf à la ficelle », du nom d'une recette de rôti de filet de bœuf trempé dans un bouillon de légumes et d'épices au bout d'une ficelle. Les serveuses ne portent que des escarpins à talons hauts et un camélia dans les cheveux. Les clients peuvent donc venir seulement pour diner et se montrer. Puis prendre un café et fumer un cigare dans un salon en discutant avec des filles sans l'obligation d'aller plus loin

Le modèle "CONVOI DE FORÇATS" :

Aller Simple pour CAYENNE 

MARTINIÈRE: Le Bagne Flottant

Le MARTINIÈRE était un navire de charge reconverti en Navire-Prison.

Construit en 1911 sur les chantiers W. Gray and Co. à Hartle Pool en Angleterre, il est lancé en 1912 sous le nom de « Armanistan ». Il passe en 1913 sous le pavillon germanique sous le nom de « Duala » qui était la capitale du Cameroun alors possession allemande. En 1919, une partie de la flotte allemande est remise aux alliés au titre des réparations de guerre et le « Duala » est attribué à la France. Il est alors cédé par le ministre des Colonies à la Compagnie Nantaise de Navigation à Vapeur (la CNNV).

Il est transformé en prison flottante à l’arsenal de Lorient en remplacement de « La Loire » qui avait assuré le transport des forçats sur Cayenne de 1900 à 1914. Depuis 1891, la CNNV était liée, en effet, par contrat avec le Ministère des Colonies pour le transport des condamnés dans les différents bagnes. Il est mis en service en 1922 sous le nom de « MARTINIERE », nom qui figure sur sa coque et non celui de « La Martinière » vocable improprement utilisé couramment par ses usagers.

Affrété par la CNNV, il devient ensuite propriété de la Compagnie Générale Transatlantique en juillet 1937. Jusqu’en 1938, il effectuera la liaison sur la Guyane à raison de deux rotations annuelles en moyenne, à l’exception, en février 1931, d’un voyage sur Saïgon pour embarquer au Cap Saint Jacques et à l’île Poulo Condor un contingent de 550 condamnés vers la Guyane. Il sera revendu en juillet 1939 à la Marine Nationale qui en fera un ponton flottant à Lorient où il sera coulé en juin 1940 suite à une attaque aérienne des Britanniques. 

Les condamnés à des peines de bagne étaient rassemblés à la forteresse de l'ile de RÉ, à St Martin de Ré, avant d'être expédiés en  Guyane.C’est à la fermeture, en 1873, du dernier bagne métropolitain de Toulon précédée par celle des bagnes de Rochefort en 1852 et de Brest en 1858, que la citadelle de Saint-Martin-de- Ré,qui fonctionnait déjà comme pénitencier, devient le principal lieu de concentration des condamnés en provenance des différentes maisons d’arrêt.