LE FOULARD "PAPILLON" Collaboration A PIECE OF CHIC/FLEURS DE BAGNE/PAS DE VEINE

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40,83 €

Le Foulard "PAPILLON" est le fruit de la collaboration entre plusieurs Univers.

L'Élégance et le savoir faire français: A PIECE OF CHIC

L'Authenticité et le devoir de mémoire:  FLEURS DE BAGNE

Le Tatouage: Audrey "PAS DE VEINE" Tatoueuse à l'Atelier VIVA DOLOR à LYON

  • Foulard 70/70cm
  • 100% coton peigné haut de gamme
  • Finition Bourdon
  • Couleur:  KAKI/MARRON ROUILLE/BLEU INDIGO/SABLE
  • Modèle Mixte (Homme/Femme)
  • Fabriqué en FRANCE à LYON

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History

HOMMAGE à "PAPILLON"

Henri Charrière, alias « Papillon », est un ancien bagnard, né le 16 novembre 1906 en Ardèche et mort le 29 juillet 1973 à Madrid en Espagne . Il a été rendu célèbre par son ouvrage partiellement autobiographique Papillon, écrit en 1969.

Son Recit fut également l'objet d'une adaptation cinématographique en 1973 sous le titre PAPILLON. Son rôle fut interprété par Steve Mc Queen qui joua le rôle du Bagnard au côté de Dustin Hoffman (Louis Dega).

En octobre 1917, le destin du jeune Henri va basculer. Sa mère décède à Lanas d’une maladie contagieuse contractée auprès des blessés indochinois. 

Trop lié à sa mère, trop jeune sans doute pour supporter une telle épreuve, il va réagir à ce drame par la rébellion sans que personne n’arrive à le consoler ni à canaliser sa violence. 
Son adolescence sera difficile et perturbée. 
Pensionnaire à l’école supérieure des garçons de Crest dans la Drôme, il sera renvoyé de cet établissement en 1925 suite à une bagarre trop violente.
Afin d’éviter des poursuites judiciaires et pour mater ce tempérament rebelle, son père lui fait signer la même année un engagement dans la Marine Nationale.

Après quelques débuts difficiles à Toulon, il est affecté en août 1926 dans les bataillons disciplinaires de Corse, d’abord à Calvi avant d’être transféré dans une unité encore plus dure à Corte. 
C’est à Calvi qu’il se fera tatouer un soir de déprime un magnifique papillon sur le torse, symbole de la liberté pour tous les militaires et prisonniers de l’époque. 

Pour fuir cet enfer, il profite d’un chantier pour se faire écraser le pouce de la main gauche. 

Il est réformé le 28 avril 1927 et retrouve l’Ardèche dès le mois suivant. 
Si celui qui avait quitté la Drôme deux ans auparavant était un jeune difficile, indiscipliné et un peu rebelle, celui qui rentre en Ardèche en mai 1927 et qui se fait dorénavant appelé « Papillon » est un voyou, endurci aux épreuves et aux coups, excellent bagarreur.

Il s’impose donc très vite comme le chef d’une petite équipe de durs qui s’amuse et sévit dans les cafés dansants et bals d’Aubenas et de sa région. Batailles rangées, règlements de comptes, premiers larcins. 


Papillon, qui excelle sur les terrains de rugby et dans les concours de danse, passe aussi de plus en plus de temps à s’étourdir dans les soirées de la Lauzière, charmante petite maison close de Vals les bains. 
Son goût prononcé de la nuit, des fêtes et des jolies femmes, son physique avantageux, son incontestable talent de séducteur, lui permettent d’être très à l’aise dans ce milieu. 
D’abord consommateur, puis plus ou moins engagé comme videur, il fait progressivement ses premières armes de souteneur dans cette cité thermale. 
C’est malgré tout pour faire plaisir à son père, qui n’est évidemment pas au courant des activités de son fils, qu’Henri passe des concours pour intégrer l’administration. 

Coucours qu’il réussit brillamment, mais qui ne lui permettront pas de devenir fonctionnaire pour autant, condamné au final par un dossier militaire des plus chargés ! 

Extrêmement déçu, révolté par la société qui refuse de l’intégrer, il décide alors de quitter l’Ardèche pour rejoindre Paris. 

Henri Charrière arrive à Paris à la fin de l’année 1927. 
Grâce à d’anciens camarades connus dans les bataillons disciplinaires de Corse, il s’installe dans les quartier de Montmartre et Pigalle. 
Officiellement garçon de café, il vit dans un premier temps grâce à un rappel de six mois de sa pension d’invalidité, et aux quelques économies réalisées en Ardèche avant son départ.

Il va mener à Paris la vie qu’il avait déjà à Vals les bains, celle d’un jeune dur en rupture, si ce n’est que son nouveau terrain de chasse et de jeux est beaucoup plus vaste, infiniment plus dangereux.

Durant deux ans, son quotidien est celui d’un jeune provincial qui tente de faire sa place dans le milieu parisien. Il joue assidûment dans certains tripots clandestins et sur les champs de courses, se rend coupable de quelques vols et cambriolages, fréquente le milieu du proxénétisme.

S’il n’est pas un souteneur notoire et s’il ne participe pas à ce qu’on appelait à l’époque « la traite des blanches », son ordinaire est malgré tout amélioré pendant quelques mois par les revenus de sa nouvelle compagne, Georgette Fourel dite Nénette, jolie jeune fille de dix-huit ans originaire de Haute-Marne. Mais Papillon, ici comme à Vals les bains, n’est pas qu’un voyou. Ca reste aussi un bon copain, le camarade chez qui l’on passe obligatoirement lorsqu’on fait une virée à Paris. En effet, nul autre que lui ne sait si bien recevoir, préparer des fêtes dont on se souvient longtemps.

S’il est considéré par un homme du milieu par tous les braves gens, le milieu le trouve à la fois trop bien élevé et trop fantasque pour l’intégrer vraiment à son monde. En fait, Papillon s’affirme de plus en plus dans ce qu’il est vraiment, un personnage unique, coloré, complexe, à plusieurs facettes : un Papillon de jour, un Papillon de nuit…

Et cette vie pourrait durer ainsi longtemps, si son destin ne basculait pas en ce début d’année 1930.

En effet, il est soupçonné par les services de police du meurtre d’un autre jeune voyou Roland Legrand. Celui-ci, blessé d’une balle de révolver dans le ventre le 26 mars 1930 sur le boulevard de Clichy, décède le lendemain à l’hôpital Lariboisière. 
Avant de mourir, il confiera à sa mère et aux services de police s’être fait blesser par un dénommé « Papillon Roger ». 
Une instruction démarre, à la recherche de Papillon Roger.

Des « Papillons », il y en a un certain nombre dans ces quartiers… 

Mais point de Papillon Roger. 

Parce qu’il a quitté son domicile précipitamment, la police va rapidement s’orienter sur un autre Papillon. Henri Charrière, surnommé encore Papillon pouce-coupé ou Papillon l’Avignonnais. 

L’instruction va durer un peu plus d’un an.

Grâce au témoignage d’un seul témoin à la moralité douteuse et à quelques rumeurs de rue, Henri Charrière passe devant les assises de la Seine le 27 juillet 1931. 

Parce qu’il clame toujours avec force son innocence, mais aussi parce que il n’y a aucune preuve, pas d’arme du crime, un dossier particulièrement vide, l’avocat général demande un complément d’information, et reporte le procès après les vacances judiciaires, en octobre.
Henri Charrière commence à sentir le vent de la liberté, et son avocat lui assure qu’il sera libre pour les fêtes de fin d’année.

Le nouveau procès a lieu le 26 octobre 1931. 

C’est bien la même affaire, et pourtant, cette fois, tout est différent. 
L’ambiance est cette fois celle de la rentrée, beaucoup plus sévère. 
Les magistrats se lassent de cette affaire qui dure, alors qu’elle n’est finalement q’un règlement de compte de jeunes du milieu. 
Le seul témoin sera un peu plus convaincant, un peu plus persuasif. 
Henri Charrière, qui sent le vent tourner, se défend mal, insulte parfois la cour ou les jurés. 
Après délibération, ceux-ci le condamne aux travaux forcés à perpétuité pour homicide volontaire sans préméditation, mais sans circonstances atténuantes.

Henri Charrière est effondré. Il ne comprend pas ce verdict.

(SOURCE: www.Henricharrière.fr)

Des "ASSIETTES" aux "DURS"....

Il quitte la citadelle de Saint Martin de Ré le 29 septembre 1933 à bord du Martinière et débarque le 14 octobre avec le statut de « transporté » à St Laurent du Maroni. Il reste peu de temps dans le camp de la transportation car il est affecté comme aide infirmier à l'hôpital colonial André-Bouron où il voit passer de nombreux détenus qui reviennent de cavales et lui racontent leurs histoires d'évasion dont il s'inspirera. Cette place enviée lui évite les travaux des chantiers forestiers ou des concessions agricoles qui anéantissent les bagnards en quelques mois.

Il s'évade une première fois le 5 septembre 1934 mais échoue en Colombie, pays qui rend à la France les bagnards évadés. Il passe deux ans dans les cellules de la Réclusion de l'île de St JOSEPH. Plusieurs fois transféré, il finit comme infirmier-chef dans un camp d'Indochinois sur le continent guyanais, le camp forestier des Cascades d'où il s'évade dans la nuit du 18 au 19 mars 1944, avec quatre autres compagnons. Après de nombreux déboires, il parvient à Caracas au Venezuela en 1945. Il refait sa vie dans ce pays et y vit diverses aventures. Il y rencontre sa compagne, Rita Alcover avec qui il vivra jusqu’à la fin de sa vie.

En 1956, il devient citoyen vénézuélien. La prescription de sa peine devient effective en 1967.

En 1968, il écrit en quelques mois le livre Papillon. L'éditeur Robert Laffont décide de le publier sous l'appellation « récit » dans sa nouvelle collection Vécu. Le livre sort en mai 1969. Toutes éditions confondues, le livre est vendu à près de 2,5 millions d’exemplaires en France, à plus de 10 millions à l’étranger. Papillon bat un record avec 120 000 exemplaires vendus en moins d’un mois.

Il s'agit d'une « biographie romancée », puisque le livre mêle sa véritable vie à d'autres personnages, notamment Marius Jacob, René Belbenoit,  et Charles Brunier , ou d'autres évènements survenus au bagne. Une polémique va naître de ce décalage. Au début des années 1970, deux livres sortent qui s'en prennent à Henri Charrière, Papillon épinglé de Gérard de Villiers et Les Quatre Vérités de Papillon de Georges Ménager, mettant en cause le récit et le personnage de Papillon.

Henri Charrière répond à ses détracteurs en 1972 avec le livre Banco qui parle notamment de sa vie avant et après le bagne.

Il meurt d'un cancer de la gorge, en juillet 1973 à Madrid, mais est enterré, selon ses dernières volontés, dans le cimetière de Lanas au côté de sa mère, en Ardèche.